Il est 22h, et il fait nuit. A vrai dire, je les trouve bien lointaines les soirées passées dehors. Certaines en particulier... A regarder les étoiles, glacés de froid, perdus aux loin. Cela en est vulgaire tellement c'est banal.

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La tete sur le bitum', elle ferme les yeux. Un p'tit air dans la tete, rien de vraiment attachant. Une rengaine stupide chantée dans une quelconque radio. Elle s'en fiche. Elle espère etre heureuse. Car dans le fond, elle en a besoin. Ils sont partis au loin. Partis sans elle. Mais elle respire. Le soleil la brule, puis le vent la glace. Les arbres chantent, les nuages vacillent. Elle sourit.
Elle avait beaucoup marché, sans aucun but précis. Voguant au grès de ses envies, suivant ses instincts. Passant d'une rue aux belles maisons Hausmann, imposantes, froides, et pourtant mystérieuses, à celle aux belles filles de joies, chaudes, droguées, et enivrantes. Pour sur, qu'elle s'en serait bien tapée une, juste pour voir s'que "ça " faisait. Sur un lit miteux, dans un de ces hotels- bordels un peu morbides, où l'on s'attend a voir un cadavre sortir du placard. Pour sur que dans l'fond, elle aurait bien aimé cette sauterie. Passant du cuir au jeux de rôle, une histoire à se prendre pour quelqu'un d'autre, histoire de " tout tester ", ou de s'imaginer reine d'un soir, illuminée dans les yeux d'une promise payée pour. Elle continua a avancé, gravant dans sa mémoire ces liasses de vies l'environnantes. Des yeux croisés pouvaient révéler une plenitude de détresses, ou un fardeau de bonheur. Crevant le silence et l'anonymat par ces dessins, elle se sentait puissante. Loin de tous ceux là, loins d'Eux, peut etre aussi un juste peu loin d'elle. Elle s'arreta dans ce bar pas vraiment fréquentable. Commanda une espece de grog, et se mit à écrire. Ecrire sur les toiles d'arraignées l'entourant, écrire sur le vieux bohème jouant de la mandoline au fond de la piece, ou sur la bonne dame ( du moins le pensait elle ) servant ces immondices au troupeau d'hommes et femmes tuant le temps et leurs sentiments dans un verre ou deux. Les visages s'en suivaient, les avances et les verres égallement. Après... Le bar s'était desemplit. On l'avait virée. Il faisait noir et froid. Puis, elle ne sait plus trop. Elle repensait, repensait a ses mains, ses yeux, ses prommesses, ses paroles, ses déboires. Le monde, magma de formes lointaines, semblait décidé à fondre sous ses pas. Elle ressassait, et ressassait, se parlant a elle meme ou au passant qui avaient le malheur de la regarder. Le soleil ce décida à pointer sa plume. Come home little bird, don't stay alone in the rain. Cela devait etre la chanson. A vrai dire, à ce stade, la seule chose dont elle se souvienne, c'est qu'elle avait vraiment envie de fermer les yeux. Et le coeur plantez moi. Oui, avant de tombé, elle chantonnait. J'en veux encore... Ironie du sort, oui j'en veux encore, j'en veux encore de ses ivresses, de ses bras, de ses oublis, de ses morsures. Il faut réparer recoller me recoudre a la foudre superglue des cieux, messieurs dames je ne vais peut etre pas y arriver mais allez neige, tombe comme avant, éclaire moi. Peut etre que ce n'était pas une si bonne idée que celà, de marcher sur le pont.
Come on.
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Pour les curieux qui ont tout lus... La chanson, c'est Neige, de dyonisos.
Pour le rappel d'une vérité... Le sperme, ça fait maigrir ( parait il... )
Pour la méditation du soir... Pourquoi d'après vous, la piscine fait maigrir ? ( Pensez a toute les tasses que vous avez bus, voilàààà, vous avez compris ! )
On devrait tous avoir la capacité d'acheter un cahier clairefontainte, ca ferait un peu revivre shakespeare ( prononcez chakspiiiir', pour les incultes... ) Puis si on amputait les barbies, ça éviterait aux gamines d'avoir des complexes, aaaah les salopes, elles se tapent ken ?!? Bande de connes c'est bien fait pour vous qu'il a une bite en plastique...
A part ca, tout va bien...
